NOP: La Règlementation Bio Américaine

Les Etats Unis ont leur propre règlementation de mode de production agricole Biologique.
Les producteurs Bio souhaitant exporter leur vins aux USA peuvent être dans l'obligation d'acquérir la certification NOP (National Organic Program)....
Pour en savoir plus consulter le document "NOP: Règlement Bio Américain"

Renseignements:
Valérie Pladeau
AIVB-LR
06 68 71 40 05
pladeau.aivb@wanadoo.fr


21/06/2006

NOP: Règlement Bio Américain





  Les sulfites dans les vins

La réglementation impose depuis le 25 Novembre 2005, « dans le cas des boissons alcoolisées, […] de rendre obligatoire l’inclusion, sur l’étiquetage, de tous les ingrédients présents dans la boisson concernée qui ont des effets allergènes ». Les sulfites (dont l’anhydride sulfureux) en font partie.
L’anhydride sulfureux (SO2) est un agent conservateur à fonction antiseptique et antioxydante. C’est un élément essentiel en vinification pour la conservation des vins.
Son utilisation est soumise à la réglementation européenne CE 493/99 portant sur l’organisation commune du marché viti-vinicole.
Face à l’impasse provoquée par l’exclusion de la vinification du règlement européen des produits biologiques, les producteurs Bio travaillent à la réduction des doses de SO2 apportées dans les vins. Pour exemple, la Charte FNIVAB Vins Bio impose des doses maximales de SO2 minorées par rapport à celles autorisées dans le cadre de la réglementation européenne.
Néanmoins, la mention « contient des sulfites » doit obligatoirement être apposée sur les bouteilles commercialisées depuis le 25 novembre 2005 contenant plus de 10mg/l de SO2. A noter que les bouteilles mises sur le marché avant cette date ne feront pas l’objet de rappel pour modification d’étiquetage : on peut donc trouver des bouteilles sans cette mention actuellement en vente.…
Pour en savoir plus, consultez le document « Les sulfites »….



10/04/2006

Les Sulfites





  Ma motivation pour venir au salon ? C'est qu'il n'y a pas beaucoup de salons comme celui-là !
(Viviane Thibault responsable fournisseurs du réseau Biocoop)
Viviane Thibaut est responsable fournisseurs au sein du réseau Biocoop. Elle propose les référencements des vins au réseau. Ce réseau comprend 240 magasins en France. Les membres du réseau Biocoop sont tous adhérents et indépendants (pas de franchise). V. Thibaut étudie les références vins car les magasins n'ont pas le temps de le faire. Ses conseils sont de plus en plus suivis.

Quelle est l'importance de la vente de vins chez Biocoop ?
Le réseau Biocoop vend surtout de l'alimentaire. Les vins étaient historiquement situés dans l'alimentaire sec. La progression nationale du chiffre d'affaires alimentaire est d'environ 20% (tous produits) . Les ventes annuelles de vins se comptent en centaines de milliers de cols. Le vin représente 2 à 3% du volume d'affaires d'un magasin. L'objectif est d'atteindre entre 5 et 10 % du total. Le taux de croissance de 20% sur l'alimentaire est valable pour les vins mais c'est en partie du rattrapage, car il y avait un déficit sur ce rayon. Le marché national du vin se porte mal, mais au sein de Biocoop, il se porte plutôt bien

Comment évolue ce rayon vin ?
Il y a une professionnalisation du rayon vin. En tant que responsable fournisseur, je ne suis pas tenue de suivre les références après la proposition de référence. Mais je le fais souvent notamment à l'occasion de la mise en place des vins du mois, de la fête des vins du mois d'octobre etc. Nous cherchons à mettre en place un planogramme dans le cadre de la commission vin Biocoop qui correspond à un nombre de références déterminées par taille de magasin. Pour cela, Biocoop travaille avec une société d'aménagement des rayons dont le rayon vin.

Quel est le profil des acheteurs de vin au sein de Biocoop ?
Il y a deux types de consommateurs. Les "anciens de la bio" sont des consommateurs depuis 10 ans ou plus. Leur moteur est l'écologie. Leur objectif est de participer au développement de la protection de l'environnement en buvant du vin qui fait partie de l'alimentaire.

Nos nouveaux consommateurs arrivent dans les Biocoops pour raison de santé. Ils élargissent leurs courses au rayon vins. Pour ces clients il y a une recherche qualitative beaucoup plus élevée que pour les premiers. Ils achètent une gamme plus large, mais on le pouvoir d'achat. Ce sont plutôt des personnes de plus de quarante ans, mais il y a aussi de jeunes couples qui achètent des vins.

La bio c'est un peu plus onéreux, mais on travaille beaucoup sur les prix avec des paniers proposés et des partenariats entre producteurs, plateformes, Biocoops pour offrir des produits bio à des prix compétitifs dont du vin. Nous offrons des paniers basiques sur 80 produits et sur une durée de 4 à 5 mois comprenant systématiquement du vin.

Comment voyez vous l'évolution des vins bios d'ici 5 ans ?
Si la politique d'aide aux conversions est délaissée au niveau de la production, je ne sais pas ce qui se passera. Tout le monde dit que l'offre est au delà de la demande, mais je pense qu'elle ne correspond pas toujours à la demande. Je ne suis pas pessimiste pour les vins de qualité. Il y eu des gros efforts de fait ces dix dernières années pour la qualité. Qualitativement le bio l'emporte, on est capable d'expliquer pourquoi. Mais il y a encore des attentes non satisfaites de produits de qualité. L'offre doit répondre à ces exigences. Il y a encore des décalages offre-demande à ce niveau.

Y a t-il des tendances nouvelles sur le marché en terme de vins et de packaging ?
Non, je crois beaucoup à la diversité de l'offre. Je lis comme tout le monde que le marché du bib repart, mais je ne le constate pas. Il faut avoir de tout. C'est la diversité qui fait la richesse de l'offre. Il faut laisser le choix au consommateur. Le bib se développe pour nous car on avait surtout des vins d'entrée de gamme, mais notre offre s'élargit avec des vins d'appellation y compris en bib. Cela marche bien, mais varie selon les régions et les lieux.

L'offre de vins dans les magasins Biocoop est-elle régionalisée ?
Non justement ! Il ne faut absolument pas qu'elle le soit car les consommateurs achètent beaucoup en direct dans les régions viticoles. Il faut de la diversité. Nous accompagnons la saisonnalité dans les vins du mois, et dans l'agencement du rayon en fonction des saisons, notamment pour les ventes de vins blancs et vins rosés. Nous faisons peu de primeurs à part le Beaujolais, ce n'est pas développé.

Nous avons un fête des vins sur 25 produits en octobre dans toutes les Biocoops et ensuite il y aura un panier de noël. Puis en janvier nous reprenons les vins du mois.
Notre fête des vins est décalée par rapport aux foires aux vins des GMS. C'est délibéré, car le mot foire ne nous plaît pas. C'est également fonctionnel car il est difficile de le mettre en place en septembre à la rentrée.

Quelles sont vos motivations pour venir à Millésime Bio ?
Je viens sur Millésime Bio depuis 3 ans. Ma motivation pour venir au salon, c'est qu'il n'y a pas beaucoup de salons comme celui-là ! J'apprécie beaucoup que cela soit un salon professionnel. En plus, c'est un salon qui est représentatif. Je l'ai connu lorsqu'il était constitué uniquement de producteurs de la région. Pour moi, c'est un gain de temps énorme. Cela me permet de voir une bonne partie de mes fournisseurs en quelques jours. Pour le vin, c'est essentiel d'avoir un relationnel avec les producteurs.

Fréquentez vous d'autres salons ?
Biofach un an sur deux, car c'est difficile à gérer avec mon temps professionnel. Cela me permet d'élargir sur les vins étrangers : du nouveau monde ou européen car on a commencé à élargir notre offre à ces vins là. Je fréquente également le salon des vins de Pays de Loire et les salons bios sur Paris, comme Marjolaine. Mais c'est fastidieux de travailler dans ces salons là. Il faut préserver le côté professionnel de Millésime Bio.



23/11/2005



  Les vins biologiques ont plus de spiritualité, plus de caractère !
(M. Pieksman, sté Pieksman Wijngenturen en Hollande)
M. Pieksman est spécialisé dans le vente de vins bios de producteurs français aux restaurateurs hollandais haut de gamme. Il commercialise environ 100 000 cols par an. Après avoir travaillé pour une entreprise bordelaise, il a démarré son activité depuis 5 ans.

Quelles sont les attentes de vos clients ?
Ce qu'il faut d'abord pour mes clients, c'est de la qualité. Mes clients sont des restaurateurs hauts de gamme qui emploient les services de sommeliers. Les sommeliers dégustent systématiquement les vins que je propose, et ils sont très contents que les vins soient biologiques.

En Hollande, l'intérêt pour les vins biologiques augmente. Il y a de plus en plus d'articles et d'interview à ce sujet. Il y a beaucoup de restaurants qui font du bio. C'est à la mode et ils mettent des vins bios à leur carte.

Mon chiffre d'affaires a augmenté de 60 à 70 % sur un an. Mais la qualité est plus importante que le caractère biologique. Je pense que les vins biologiques peuvent être meilleurs que les vins non biologiques, car ils ont plus de spiritualité et plus de caractère

J'ai beaucoup de succès avec les vins de Loire, les cépages chenin blanc, romorantin blanc, marsanne, grenache blanc ou gris, et les vins collioure blanc, Chateauneuf du pape blanc. Ce qui se vend dépend de la carte du restaurant et de l'accord entre cuisine et vins : pour une cuisine classique des vins de pays loire, pour une cuisine méditerranéenne des vins du Languedoc Roussillon. Pour le menu du jour, les restaurateurs travaillent avec des vins de cépages.

Que pensez vous du salon Millésime Bio ?
Pour moi Millésime bio est un salon très intéressant. Beaucoup des producteurs sont présents. Je peux les voir chaque année et je peux aller visiter les vignes. Je viens avec mon fils. J'aime avoir la liste des exposants avant le salon pour organiser ma visite (disponible en ligne sur le site web).

Je vais également au salon des vins de pays de loire et je commence à aller dans les salons d'Espagne et d'Italie.

Millésime Bio est un très bon salon et Angers aussi car il y a beaucoup de bio. Pour moi, j'attends également des informations sur la cuisine et sur la combinaison entre les plats et les vins.



23/11/2005



  Le vin bio : un produit vrai, authentique, de qualité et accessible

Le vin bio : un produit vrai, authentique, de qualité et accessible

Un produit vrai
La production est garantie par la réglementation européenne (CEE 2092/91) du 24 juin 1991 qui impose :
-d'avoir notifié son activité à l'Agence Bio ;
-de cultiver les vignes sans produits chimiques de synthèse (engrais, pesticides) ;
-de mettre en oeuvre les règles de l'Agriculture Biologique pendant trois ans avant de pouvoir mentionner sur l'étiquetage la mention "vin issu de raisins de l'agriculture biologique".
-d'être certifié par un organisme agréé. Le taux de contrôle des viticulteurs bio est actuellement un des plus élevés de tous les modes de production agricoles. Les organismes certificateurs réalisent chaque année un contrôle obligatoire et de manière aléatoire un contrôle inopiné. En moyenne, une exploitation est contrôlée plus d'une fois par an.

Les vins issus de l'Agriculture Biologique portent sur leur étiquette le logo AB depuis le 1er janvier 2005 et la mention : "contrôlé par+ nom de l'organisme certificateur".

Un produit authentique
Le viticulteur bio valorise les interactions entre la vigne, le sol et le climat, avec l'utilisation de méthodes respectueuses de l'environnement.

Les apports de matière organique au sol contribuent à la stabilité structurale du sol, à la lutte contre l'érosion et le ruissellement, et au meilleur enracinement de la vigne.

L'absence d'utilisation de pesticides et d'engrais de synthèse produits à partir d'énergie fossile réduit très fortement les risques de pollution et rend ce mode de production plus économe en énergie.

Les techniques de vinification font appel à l'usage minimum de produits oenologiques afin de rester au plus près du raisin.

Un produit de qualité
Le vin bio est un vin de qualité comme l'atteste les nombreuses médailles obtenues par des vignerons bio dans les concours de vins conventionnels. Les vignerons bios sont dans une démarche active de recherche de la qualité et de production de vins exprimant le potentiel de leur terroir.

Un produit accessible
Les écarts de prix entre produits conventionnels et produits bios se sont réduits pour le plus grand bonheur des consommateurs. Il est maintenant possible de trouver des vins bios dans différents circuits (cavistes, magasins spécialisés, grandes surfaces) à des prix très accessibles pour le consommateur.

De plus, il est possible de trouver des vins bios dans quasiment tous les types de vins (blanc, rouge, rosé, effervescent, VDN), toutes les appellations et tous les vins de pays. Plus de 400 produits différents sont présentés dans l'enceinte de Millésime Bio.



23/11/2005


  Une charte de vinification pour compléter la réglementation
La charte FNIVAB
Depuis 1991, la vinification est exclue du règlement européen des produits biologiques, principalement du fait de l'absence de cahier des charges. La certification ne concerne pour l'instant que le raisin.

Pour faire évoluer la réglementation et garantir aux consommateurs un vin totalement biologique de la vigne à la bouteille, les professionnels se sont mobilisés autour de la conception et de la mise en place d'une charte des vins bio dont l'application est coordonnée à l'échelle nationale par la FNIVAB. La mis en place de la charte concerne pour l'instant l'Aquitaine et le Languedoc Roussillon.

Cette charte est de droit privé. Elle prévoit :
-l'utilisation minimale et raisonnée de produits oenologiques de préférence purs ;
-une liste positive de produits et de techniques oenologiques ;
-la traçabilité des opérations notamment dans le cas d'entreprise mixte (bio et non bio) ;
-l'absence d'utilisation de produits OGM ou issus d'OGM ;
-des règles concernant le transport et le conditionnement du vin.
-des doses maximales de SO2 minorées par rapport à celles autorisées dans le cadre de la réglementation européenne.

Cette charte concerne l'ensemble des opérateurs de la filière, et fait l'objet d'un contrôle par le même organisme de contrôle que celui qui assure la certification du vignoble.

Vous pourrez rencontrer les adhérents à la charte dans l'enceinte du salon grâce à leur identifiant et à l'index spécifique dans le catalogue du salon.

Pour obtenir plus de renseignements sur la charte des vins bios :

FNIVAB : M. Pierre Abel Simonneau
SCEA Simonneau et fils
2 place du Lavoir 33760 Saint Pierre de Bat
Tél : 33 (0)5 57 34 52 52
Fax : 33 (0)5 56 23 65 05
pasi@club-internet.fr



23/11/2005



  Une croissance forte du marché des vins bio au Royaume Uni et une compétition acharnée entre pays du Nouveau Monde et Europe du Sud
Témoignage de M. Lance Pigott, Société Vintage Roots, Grande-Bretagne

La société Vintage Roots a été créée en 1986. C'est la société leader en commerce de vins bio sur le Royaume Uni. Elle développe également la vente de vins bio par internet (plus de 300 références).

Comment se comporte le marché en ce moment en UK ?

Pour nous pas mal, notre business a augmenté de 18% depuis un an mais cela concerne plutôt les vins bio du nouveau monde

Pourquoi des vins bio du nouveau monde ?

Parce que les anglais aiment leur goût. Ils sont plus sur le fruit, plus facile à boire immédiatement, les tanins sont souples. Ces vins sont possibles à boire en dehors des repas ; beaucoup d'anglais boivent du vin en dehors des repas. Nous achetons des vins bio provenant du Chili, d'Argentine, d'Australie, d'Afrique du Sud. Il y a aussi une grosse compétition dans le vin bio. Le packaging des vins du nouveau monde est plus moderne que celui des français. Les étiquettes sont en anglais et avec un nom de marque facile à mémoriser. Si le nom est trop compliqué le consommateur ne rachète pas. Ce problème est commun pour les vins français, italiens et espagnols.

Quel intérêt trouvez vous au salon Millésime Bio ?

C'est très intéressant pour nous. Nous venons chaque année à cinq personnes. Nous voyons beaucoup de producteurs français, italiens et espagnols. Je trouve de nouveaux produits et de nouveaux producteurs. Je n'ai pas le temps et l'argent nécessaire pour faire beaucoup de salons et visiter beaucoup de producteurs. Nous allons également à Biofach (salon mondial des produits bio à Nuremberg) mais Millésime Bio est plus commode car tous les producteurs sont dans une seule salle.



20/10/2005


  Un marché des vins bio stabilisé en Allemagne et des synergies intéressantes entre les vins bio et les autres produits bio dans le commerce spécialisé
Témoignage de M. Wolfram Lambrecht, Société Weinhandel W. Lambrecht, Allemagne
Wolfram Lambrecht vient régulièrement à Millésime Bio. Importateur grossiste régional en vins bio, W. Lambrecht vend dans le centre de l'Allemagne auprès de 130 clients (magasins bio, cavistes, restaurateurs). Sa gamme comprend 400 vins. En dehors de son activité de grossiste, W. Lambrecht joue un rôle d'agent de vente de vins en vrac dont il organise l'embouteillage pour des grossistes allemands en produits bio.

Comment se comporte le marché des vins bio en Allemagne ?

Le marché des vins bio s'est stabilisé par rapport aux trois dernières années. Il y a eu une perte de chiffres d'affaires ces dernières années car les clients ont moins acheté dans les petits magasins bio (de 60 à 80 m2). C'est cette clientèle qui a freiné ses achats en liaison avec les changements économiques en Europe. Certains petits magasins bio ont fermé. Ceux qui restent ont conduit à un marché stable. Il y a une petite augmentation des ventes de vins bio qui est aussi forte que la vente des produits bio en général.

Comment voyez vous l'évolution des produits bio et des vins bio d'ici 5 ans ?

Les produits bio sont très bien acceptés. Il y a une augmentation du marché. Dans les magasins bio, le vin est bien accepté et c'est un produit qui a du potentiel pour augmenter le chiffre d'affaires d'un magasin bio. Il y a une synergie pour les ventes entre vins bio et produits bio. En Allemagne, ce sont surtout les magasins bio qui font la distribution des vins bio. Je sert également des magasins qui ne font que du vin, mais ils ont du mal à se tenir sur le marché à cause des grandes surfaces. Peu de monde achète une bouteille à 5€ en magasin et beaucoup préfère acheter à 1€90 en grande surface. Mais pour nous, il ne faut pas chercher à suivre ces prix là, c'est suicidaire !

Quelles sont les tendances nouvelles sur le marché en terme de types de vins et de packaging ?

Le goût du consommateur va vers des vins bien rond, assez structuré, pas cher, bien fait et avec un certain volume. On ne demande plus des vins fruités légers et de petite qualité. La mode est passée notamment pour les vins primeurs ; chaque année cela devient plus difficile. Le bag in box ne se développe pas. C'est un petit marché. C'est mieux accepté en France qu'en Allemagne. Les rosés se vendent bien. C'est très saisonnier comme les blancs (printemps-été). La saison du rosé reprend vers février et mars.

Quelles sont vos motivations pour venir à Millésime Bio ?

Je viens d'abord pour goûter le nouveau millésime, mais également pour avoir une impression du marché et des prix et avoir ainsi les moyens de travailler dans l'année. Je conseille également d'autres acheteurs pour leurs achats. Les nouveaux viticulteurs et nouveaux produits m'intéressent toujours. Narbonne est plus petit et très concentré par rapport à Prowein (salon généraliste des vins à Düsseldorf) et Biofach. Prowein est très grand. C'est plus difficile de travailler pendant 3 jours à Prowein qu'à Millésime Bio. A Biofach, j'expose moi même depuis aussi longtemps que je viens à Millésime Bio. Je vais également à Vinitaly

Cela veut dire que si Millésime Bio grandit trop vous ne viendrez plus ?

Oui, un salon où l'on ne peut pas faire tout ce que l'on a prévu, c'est toujours difficile. Narbonne avec le nombre d'exposants qu'il y a pour travailler c'est déjà un peu juste. Je n'ai pas d'associé, mais je viens avec un assistant. Comme je connais beaucoup de vignerons, je ne peux pas passer devant un stand sans rien dire !

En terme d'amélioration des prestations avez vous des attentes particulières ?

Je suis satisfait de la façon dont vous travaillez. Ce qui m'intéresse c'est de visiter des vignerons de parler avec des vignerons et de goûter leurs vins. Nous venons à Narbonne en passant par Gérone (Catalogne) à 150 km de Narbonne et nous louons une voiture. Il y a plus de vols sur l'Allemagne depuis Gérone qu'à Montpellier.




20/10/2005


  Plus de 65000 ha de viticulture biologique à l'échelle européenne

La viticulture biologique est une part importante de la production biologique européenne. Elle couvre une surface agricole importante. En décembre 2003, la situation était la suivante : en Italie 31709 ha et 5900 producteurs, en France 16259 ha et 1455 producteurs, en Allemagne 2000 ha et 350 producteurs, en Espagne 16435 ha et 1200 producteurs, en Autriche 1400 ha et 250 producteurs. Au total pour ces pays, cela représente 67803 ha (le vignoble bourguignon fait 50 000 ha!) et 9155 producteurs.

La viticulture biologique est également pratiquée en Grèce, République Tchèque, Hongrie, Slovénie, Bulgarie et Croatie. 1,5% de la production de vin serait produit en bio. Certains pays comme l'Italie et la France ont des surfaces qui augmentent moins vite depuis 2002, ce qui semble principalement dû à la modification du système d'aide aux conversions.

Dans certains des états membres, les producteurs ont des petites entreprises (produisant moins de 10 000 bouteilles) mais produisent avec de plus en plus de professionnalisme. De ce fait, ils ont des besoins en innovation et connaissance technique mais sont souvent limités par leurs ressources financières pour pouvoir améliorer techniquement leur cave. Dans d'autres états membres, les viticulteurs bio font partie de la frange innovante de la viticulture qui réfléchit sur l'emploi de la technique et sur leur positionnement sur le marché.



20/10/2005



  Allemagne : un marché estimé à 20-25 millions de cols par an

Selon l'ONIVINS (2003), le marché allemand des vins bio représenterait 20 à 25 millions de cols et environ 1% du marché total de vin. Ce marché est approvisionné pour 34% par des vins allemands, 28% de vins français, 20% d'Italie, 15% d'Espagne et 3% d'autres pays.

Le marché est de plus en plus orienté vers des vins de premiers prix vendus au détail à moins de 5€ et subit l'effet des magasins de hard discount. Le marché est stable en ce moment, mais les professionnels de la branche voient à long terme des perspectives positives pour la branche.

Les consommateurs de vins bio peuvent être répartis dans trois types :

-le consommateur bio typique des magasins bio, peu intéressé par l'alcool et qui consommera surtout des vins d'entrée de gamme

-le nouveau consommateur bio qui fréquente les supermarchés bio de centre ville et recherche dans le vin bio l'aspect terroir

-les amateurs de vins qui achètent du vin bio haut de gamme pour leur qualité et non pour leur caractère bio

Les circuits de distribution sont constitués de

-2300 magasins biologiques pour lesquels la vente de vins bio constituent une part minime du chiffre d'affaires ;

-2000 magasins de réforme, mouvement de magasins diététiques, qui vendent des vins depuis quelques années sans que cela constitue une priorité ;

-les cavistes représentent le débouché privilégié pour les vins bios haut de gamme vendus au delà de 7€ le col ;

-les magasins de la grande distribution proposent quasiment tous des références



20/10/2005



  Produits bios : mode d'emploi
Des informations sur le mode de production biologique
Téléchargez la plaquette éditée par le Ministère de l'Agriculture sur l'Agriculture Biologique : les principes et les règles de production, les produits autorisés, la législation... Un outil indispensable pour comprendre ce qu'est l'agriculture biologique


02/05/2005

Produits bios : mode d'emploi





  Le logo AB enfin utilisable sur les bouteilles de vins
ACTUALITE
Le Ministère de l'Agriculture a fait connaître le 12 juillet 2004 lors de la réunion de la CNLC (Commission nationale des labels et des certifications) les nouvelles règles d'usage de la marque AB. L'usage de ce logo sera gratuit et le champ géographique de la marque AB est ouvert pour tous les pays acceptant les normes du règlement européen et à partir du 1er janvier 2005. Pour les vins, la marque AB sera utilisable accompagnée de la mention claire, visible, facilement lisible et attenante "vin issu de raisins de l'agriculture biologique". Cette possibilité était demandée par les producteurs de vins bio depuis de nombreuses années.


26/10/2004


  Charte des vins Bio FNIVAB

Depuis une vingtaine d'années, ne pouvant obtenir des organismes officiels la reconnaissance d'un cahier des charges de vinification, la profession viticole bio française souhaitait établir une charte de vinification pour accréditer ses pratiques. Grâce à la pugnacité de professionnels motivés, aujourd'hui ce travail est réalisé.
La FNIVAB (Fédération Nationale Interprofessionnelle des Vins de l'Agriculture Biologique) est gestionnaire à ce jour de cette charte privée. Dès la récolte 2003, deux grandes régions viticoles, l'Aquitaine et le Languedoc-Roussillon ont proposé aux vignerons la possibilité d'adhérer à la Charte.
La charte :
- un instrument de certification de l'étape 'Transformation Bio'
- un instrument de promotion pour montrer le sérieux et la rigueur du travail dans l'éthique bio.



29/01/2004

La Charte des vins Bio




Adhésion Charte 2006-2007